Aya de Yopougon / Marguerite Abouet et Clément Ouberie
éd. Gallimard jeunesse

Yopougon est un quartier d’Abidjan (Côte d’Ivoire) : que dis-je « yop city » est LE quartier d’Abidjan. On y fait la fête, toute la joie et la sympathie des ivoiriens est concentrée dans les maquis de la rue Princesse.
La série Aya de Yopougon est une série difficile à résumer sans en dire trop sur les personnages. Bandes-dessinées chorale qui raconte les aventures (et mésaventures quotidiennes) d’Aya et de ses amis, on suit avec délice les personnages croqués dans leur quartier de Yopougon à la fin des années 70 à l’époque de l’âge d’or économique de la Côte d’ivoire. Il y a Aya, jeune fille sage qui veut faire des études,Adjoua et Bintou ses meilleures amies, Hervé le garagiste gentil et simplet, Mamadou le tombeur de ces dames, Innocent le débrouillard et l’inénarrable Moussa,bon à rien et fainéant, fils de Bonaventure Sissoko l’homme le plus riche du quartier…
Au fil des cinq tomes déjà parus, les personnages grandissent, évoluent et nous un aperçu jubilatoire (parfois un peu moins) de ce qu’est la vie à Yop City : les sorties avec les copines, les ruses pour pouvoir aller gazer « dans les maquis ». Les différentes intrigues permettent aussi d’évoquer des problèmes de société comme l’adultère, le fossé ville/campagne, la polygamie, la Françafrique mais sans jamais peser sur le ton enjoué!!!
Mais cette plongée dans Yop City ne serait rien sans le vocabulaire typiquement abidjanais : le nouchi. Le nouchi est le langage de la rue, qui contient de véritable trésors de langage. Rassurez vous à la fin de chaque BD, un lexique nous est proposé ainsi qu’une recette ou une astuce pour devenir un vrai ivoirien!
La scénariste, Marguerite Abouet est une ivoirienne et elle a connu ses années fastes à Abidjan : elle nous livre là un témoignage sur ses jeunes années… Elle est aussi impliquée aujourd’hui dans la vie locale abidjanaise puisque son association « des livres pour tous » permet de débloquer des fonds pour construire des bibliothèques.
Malgré un certain essoufflement dans le tome 5 courez lire touta la série Aya de Yopougon, si vous ne connaissez pas! Un conseil cependant : lisez les à la suite les intrigues sont si nombreuses que laisser un laps de temps entre chaque tome fait qu’on est un peu perdu à la reprise de la lecture.
Et en bonus pour avoir une idée de la musique sur laquelle « on décale dans les maquis » :
http://www.deslivrespourtous.org/

Rachel a 9 ans et une vie compliquée selon elle : elle n’aime pas sa maîtresse, sa maman ne veut pas qu’elle s’inscrive au club Barbie et ses parents l’oblige à aller madame Trublier une psychothérapeute parce qu’elle dort habillée depuis quelques temps. C’est à travers la voix de Rachel que nous entendons le compte rendu de ses séances et de ses réflexions.
