27 février 2010

La série Aya de Yopougon

Filed under: Bandes dessinées — Mots-clefs :, , , , , , , — Marilyne @ 18 h 10 min

Aya de Yopougon / Marguerite Abouet et Clément Ouberie

éd. Gallimard jeunesse

Yopougon est un quartier d’Abidjan (Côte d’Ivoire) : que dis-je « yop city  » est LE quartier d’Abidjan. On y fait la fête, toute la joie et la sympathie des ivoiriens est concentrée dans les maquis de la rue Princesse.

La série Aya de Yopougon est une série difficile à résumer sans en dire trop sur les personnages. Bandes-dessinées chorale qui raconte les aventures (et mésaventures quotidiennes) d’Aya et de ses amis, on suit avec délice les personnages croqués dans leur quartier de Yopougon à la fin des années 70 à l’époque de l’âge d’or économique de la Côte d’ivoire. Il y a Aya, jeune fille sage qui veut faire des études,Adjoua et Bintou ses meilleures amies,  Hervé le garagiste gentil et simplet, Mamadou le tombeur de ces dames, Innocent le débrouillard et l’inénarrable Moussa,bon à rien et fainéant, fils de Bonaventure Sissoko l’homme le plus riche du quartier…

Au fil des cinq tomes déjà parus, les personnages grandissent, évoluent et nous un aperçu jubilatoire (parfois un peu moins) de ce qu’est la vie à Yop City : les sorties avec les copines, les ruses pour pouvoir aller gazer « dans les maquis ». Les différentes intrigues permettent aussi d’évoquer des problèmes de société comme l’adultère,  le fossé ville/campagne, la polygamie, la Françafrique mais sans jamais peser sur le ton enjoué!!!

Mais cette plongée dans Yop City ne serait rien sans le vocabulaire typiquement abidjanais : le nouchi. Le nouchi est le langage de la rue,  qui contient de véritable trésors de langage. Rassurez vous à la fin de chaque BD, un lexique nous est proposé ainsi qu’une recette ou une astuce pour devenir un vrai ivoirien! ;)

La scénariste, Marguerite Abouet est une ivoirienne et elle a connu ses années fastes à Abidjan : elle nous livre là un témoignage sur ses jeunes années… Elle est aussi impliquée aujourd’hui  dans la vie locale abidjanaise puisque son association « des livres pour tous » permet de débloquer des fonds pour construire des bibliothèques.

Malgré un certain essoufflement dans le tome 5 courez lire touta la série Aya de Yopougon, si vous ne connaissez pas! Un conseil cependant : lisez les à la suite les intrigues sont si nombreuses que laisser un laps de temps entre chaque tome fait qu’on est un peu perdu à la reprise de la lecture.

Et en bonus pour avoir une idée de la musique sur laquelle « on décale dans les maquis »  :

http://www.deslivrespourtous.org/

 

 

 

3 commentaires »

  1. J’aimais beaucoup les 2 ou 3 premiers mais je pense que Marguerite Abouet a perdu sa fraîcheur qui faisait tout l’intérêt de la série. Trop de personnages, trop d’intrigues qui s’entremêlent, pas mal de clichés, on ne sait plus où on en est. C’est dommage car c’était vraiment très sympa au début !

    Commentaire by Christelle — 16 mars 2010 @ 15 h 23 min

  2. Encore une fois je suis assez d’accord avec toi Christelle! Le5 ème s’essouffle beaucoup… mais cela ne m’empêche d’avoir envie de lire le 6ème tome quand même (prévu pour la fin d’année)…
    Et un film d’animation est en préparation et sortira en 2011 mais je ne manquerai pas d’en reparler! ;)

    Commentaire by Marilyne — 16 mars 2010 @ 17 h 35 min

  3. Je partage l’opinion précédent,cette série ç’était vraiment une bonne surprise et j’ai dévoré les premiers mais quelle déception sur les derniers édités.
    Mais rien n’empêche de découvrir la série en attendant un nouveau souffle!

    Commentaire by Cheik — 29 avril 2010 @ 12 h 13 min

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