22 janvier 2011

Bienvenue!

Filed under: Bandes dessinées — Mots-clefs :, , — Marilyne @ 11 h 46 min

Bienvenue/ Marguerite Abouet

Editions Bayard coll. Bayou

Marguerite Abouet est une auteure que j’apprécie notamment avec la série d’Aya de Yopougon dont nous avons déjà parlé. Elle revient avec une autre BD illustrée par quelqu’un d’autre que Clément Oubrerie qui se nomme Singeon.

Bienvenue est étudiante aux Beaux-Arts et vit en colocation avec sa cousine Lola dans un tout petit studio parisien. Son quotidien d’étudiante est rythmé par des petits boulots qui vont lui permettre de manger ce qui n’empêche pas les rencontres impromptues et parfois cocasses. Nous suivons sa vie parisienne et notamment ses relations avec le voisinage tout au long de la BD.

Bienvenue est une fille d’ aujourd’hui enthousiaste, volontaire et courageuse. Elle est aussi altruiste et a plaisir à aider les autres. Dans ce premier tome les personnages se croisent et leurs vies s’entremêlent (un peu sur le principe de l’immeuble d’en face de Vanyda) et c’est un vrai plaisir de lecture !

On attend le second tome avec impatience (et il n’y a pas de date pour le moment)!

14 janvier 2011

Daddy est mort

Filed under: Non classé,Romans — Mots-clefs :, , , , — Marilyne @ 14 h 04 min

Daddy est mort / Insa sané

Editions Sarbacane Coll. Exprim’

Résumé de l’éditeur: « 1995, Sarcelles. Tandis que Djiraël s’envole pour Dakar, son pote Daddy a du pain sur le bitume : à 20 ans, il va être père. Alors faut qu’il assure, et pour ça il a un plan… et un mystère à percer : l’identité de son géniteur. Un mystère qui va lui coûter la vie. Sa mort provoque une impitoyable guerre de quartiers entre Parisiens et banlieusards, où Djiraël, à peine rentré de Dakar, est entraîné, avec toute sa bande de potes. Dans le clash se croisent histoires d’amour et serments d’amitié, cris de rage et larmes de joie… »

Le résumé de Sarbacane est juste : il n’en dit pas trop et donne envie retrouver Djiraël et ses « assoss »

Quatrième (et dernier) tome des la comédie urbaine d’Insa sané, « Daddy est mort » est aussi bon et addictif que les autres. On a plaisir à retrouver les personnages croisés dans « Sarcelles-Dakar », « du plomb dans le crâne » ou « gueule de bois », et  à revivre des scènes mais d’un point de vue différent.

Les personnages sont vrais et attachants. Le parcours de Tonton Black Jacket par exemple nous aide à comprendre pourquoi il est devenu un « flic » pas très sympathique (et je pèse mes mots).

Tout se passe en 1995 ce qui est assez décalé dans le comportement des protagonistes : notamment lorsqu’ils doivent se joindre puisqu’ils vont dans des cabines téléphoniques ou attendent chez patiemment chez eux devant leur fixe !!!

et pourtant cela pourrait être aujourd’hui : les problèmes sociaux sont les mêmes, les embrouilles aussi.

L’écriture d’Insa Sané est véritablement ancrée dans la musicalité, le slam et est toujours aussi rythmée et poétique. La lecture est donc haletante, on ne peut pas lâcher le roman on leur savoir aller au bout avec les personnages

Tous comme les trois autres j’ai adoré « Daddy est mort »: En revanche il y a tout un passage où le narrateur qui s’adresse beaucoup au lecteur fait une digression sur la vie, passage pseudo-philosophique qui n’est en fait qu’une excuse pour citer des titres de la collection Exprim’ et faire de la pub déguisée à cette collection qui l’a lancée. Ce passage fabriqué est assez déroutant et énervant dans la mesure où il n’apporte rien à l’histoire mais en plus n’est pas agréable à lire contrairement à ces textes sur la ville par exemple (dans « Gueule de bois ».).

Bref Un grand moment de lecture grâce à « Daddy est mort »comme d’habitude !

13 janvier 2011

Coffee

Filed under: Romans — Mots-clefs :, , , , — Marilyne @ 14 h 32 min

Coffee / Edgar Skloka

éditions Sarbacane coll. Exprim’

Koffee a eu une enfance difficile auprès d’une mère alcoolique et d’un père absent. Sa vie et son caractère en seront à jamais marqués. Koffee verra son mutisme et sa rage augmenter à chaque étape de sa vie sans jamais pouvoir trouver l’apaisement…

C’est un roman ambivalent : le monde moderne, rapide et éphémère, tranche avec le personnage de Koffee qui avance par obligation, presque à reculons, sans jamais se dévoiler.

Il semble refuser l’introspection comme pour se protéger. Roman fort où l’on voit Koffee subir les étapes de la vie sans pouvoir s’y épanouir. Où son quotidien n’est finalement qu’apparence. Et c’est ainsi que la vie, sa vie, lui échappe sans qu’il ne puisse rien faire.

L’écriture fluide de ce roman évoque en filigrane la quête de l’identité de ce français d’origine africaine : la difficulté de trouver une place au sein de cette société moderne sans avoir de repères familiaux. Malgré son besoin de reconnaître ses problèmes pour pouvoir les régler et s’ouvrir aux autres,  Koffee choisira la fuite comme une protection, pour ne plus avoir à souffrir comment pendant son enfance.

Coffee s’inscrit parfaitement dans la collection « exprim’ » non seulement par l’écriture d’Edgar Sekloka, slammeur, résolument moderne et poétique mais aussi par son thème de l’identité et de la quête de la sérénité.

A noter le choix particulièrement poétique de la bande son avec des slammeurs tels que Apkass ou Neggus.

Façons de voir

Filed under: cinéma — Mots-clefs :, , — Marilyne @ 11 h 57 min


Samedi 15 janvier à 15h30 : projection du film «   Adolescents » de Valérie Minetto.

Un échange autour de ce film est proposé en fin de séance dans le cadre de « Façon de voir », un nouveau programme de diffusion cinématographique trimestrielle qui regarde notre société, mis en place par les LesSons Multiples (espace Son/Image de la bibliothèque municipale).

Six histoires courtes situées en province française mettent en scène des adolescents confrontés à leurs doutes, leurs peurs, leurs rêves, leurs fantasmes, et leurs révoltes…