Lettre à mon ravisseur/ Lucy Christopher
éd. Gallimard coll. Scripto
Gemma écrit… elle écrit car sa psychiatre lui a dit qu’écrire était un exutoire. Alors Gemma écrit à celui qui l’a enlevé à l’aéroport de Bangkok. Elle a 16 ans quand elle est à Bangkok, en transit entre le Vietnam et Londres sa ville natale. Elle s’éloigne un moment de ses parents pour boire un café. Un jeune homme en profite pour l’aborder : immédiatement elle se sent en confiance et se livre un peu à cet inconnu….Puis soudain, elle se sent mal, se sent portée et dirigée sans savoir où ni comment. Elle se réveille dans un endroit inconnu au milieu de nulle part. elle comprend alors que Ty (c’est son nom) l’a drogué puis enlevé vers l’Australie. Tout va se mélanger : la colère, la tristesse, l’indignation et le désespoir. Après plusieurs tentatives d’évasion, elle se résigne à vivre auprès de ty. Gemma va alors découvrir une autre facette de son ravisseur, obligés de vivre ensemble, ils vont apprendre à se connaître et du temps passé ensemble va naître une complicité.
Lettre à mon ravisseur est un récit haletant malgré son caractère narratif.Gemma raconte et écrit alors on sait (on espère) qu’elle est sortie vivante de cet enlèvement. Véritable thriller psychologique, la tension est palpable à chaque ligne. On admire la force de gemma qui ne se laisse pas abattre et tour de force du roman; le lecteur (tout comme Gemma) se prendrait presque de sympathie pour Ty, jeune homme de 22 ans blessé par la vie. Leur relation est hors norme, en dehors des réalités, tout comme le désert dans le quelle l’histoire se déroule. Ty est aussi attirant que répugnant. C’est aussi un roman original car il est rare que l’on évoque le syndrome de Stockholm.
Personnellement, j’ai eu du mal à ne pas lire Lettre à mon ravisseur d’un trait. Et en réalité je l’ai oublié dans ma voiture et pendant tout le temps où je ne l’avais pas je pensais souvent à Gemma en me demandant comment elle allait se sortir de la situation critique où je l’avais laissé.
Lettres à mon ravisseur est un roman que je n’oublierai pas de sitôt. Je vous renvoie à une autre critique de ce roman sur un blog.
