8 février 2012

LesSons multiples : projection du film « Watch me ! » de Xavier Baudoin samedi 11 février à 16h

Filed under: cinéma — Mots-clefs :, , , — Sebastien @ 10 h 09 min

Dans le cadre du cycle « Façons de voir » la bibliothèque municipale de Sceaux propose la  projection du film Watch me ! de Xavier Baudoin le samedi 11 février  à 16h.

Un film sur la banlieue ? Le Blues ? Le blues des banlieues  ? Cette déclinaison musicale d’ « Entre les murs » te surprendra !

Le réalisateur a filmé le travail d’Ernest Dawkins, saxophoniste venu de Chicago, avec des adolescents. Une rencontre pétillante, insolente, entre ce musicien noir-américain qui parle d’immigration, de racines culturelles, de jazz, à des adolescents en quête d’idéal.

Un documentaire qui porte un regard sans fard sur l’adolescence, l’école, l’apprentissage, la musique et la cité.

Watch me ! de Xavier Baudoin, projection à la bibliothèque municipale  le samedi 11 février à 16h.

encore plus d’infos sur

http://fr-fr.facebook.com/bmsceaux

http://www.sceaux.fr/

 

 

 

 

7 janvier 2012

ADOPAGE le club : sélection « Thriller fait moi peur »

Filed under: Bandes dessinées,cinéma,Romans — Mots-clefs :, , , , , , , — Sebastien @ 16 h 35 min

Petite sélection d’Angélique et de Sébastien pour vous donner envie d’avoir peur. Des histoires sombres, très sombres.

 

Stephen King, Simetierre (et autres titres),

Stéphen King est le Maître  incontesté du roman d’horreur, de frisson, d’épouvante. L’homme qui est le responsable de vos cauchemars, ce chorégraphe de danses macabres, n’a cessé de donner la chair de poule à des millions de lecteurs. Chien enragé, voiture habitée, maison hantée, pouvoirs occultes, revenants (pas contents), clown (pas content non plus), ado maltraitée rien ne nous est épargné pour basculer dans l’horreur absolue.

La force de cet écrivain est de nous plonger dans l’âme torturée de ses personnages, de nous permettre sournoisement de les incarner, de se les accaparer et de subir avec eux les pires tourments.  S’identifier à eux c’est prendre un risque de sombrer dans la folie, de perdre ses repères entre le bien et le mal, de franchir une frontière en prenant le risque de ne pas en revenir indemne.

La bibliographie de Stephen King est importante et le plupart de ses publications restent un événement littéraire. A tout ceux qui prétendaient qu’il ne s’agissait que d’un sous genre de la littérature il faut leur dire de bien consulter les programmes de littérature enseignée aux Etats-Unis. Parmi les auteurs contemporains étudiés figure bien un Stephen King. A moins qu’il ne s’agisse encore que d’un vilain tour de l’auteur qui nous a entraîné collectivement dans un immense songe aux contours effrayants. Misery avait bien raison de se méfier de son auteur favori.

Mes romans préférés sont le fléau (mon tout premier livre à plus de 800 pages), Shining, Marche ou crève (en fait la télé réalité n’a rien inventé !), Carrie (un de ses premiers textes), la Part des ténèbres, la Tempête du siècle et puis les Tommy, ça et enfin… bref pratiquement tout ! sauf Dôme que je n’ai pas encore lu.

Preuve encore du talent de l’auteur et de la force de son écriture sur notre imagination ? Rarement la télé et le cinéma n’ont réussi à mettre en image ces textes. La plupart des adaptations sont (pour moi) ratées. Sauf… Shining bien sur ! Flippant !

 

Junji ITO, Spirale

Elle est partout. Insidieuse mais présente. Dans vous, à côté de vous, sur vous. Derrière. Elle vous guette, elle vous scrute elle vous enveloppe. Elle vous hypnose. Qui ? ou quoi ? elle : la Spirale. Et là vous vous dîtes il a raison ! Elle est partout ! Dans la nature, dans la décoration, dans l’architecture, dans l’art, dans vos empreintes génitales. Omniprésente elle attend. Patiemment. Jusqu’au jour où.

Ce jour est arrivé. Dans une ville reculée de la campagne japonaise du nom de Kurouzu les gens ne sont pas vraiment heureux. L’ambiance y est lourde, les esprits constamment inquiets. Il se passera quelque chose les habitants le perçoivent bien. Tôt ou tard. Kirie Koshima observe d’étranges événements. Le père de son petit ami semble obsédé par une forme. Son obsession vire à la folie. Comme lui d’autres sombrent dans l’observation, dans l’obsession, dans la frayeur, dans l’irraison. Et puis cette chose agit sur les hommes. Ils modifient leur comportement, et même  changent physiquement. Et pas qu’un peu. Des coquilles percent sur les dos, des yeux sortent de leurs orbites. Ils deviennent peu à peu des gastéropodes. Normal ! Regardez la coquille d’un escargot ! On y trouve une belle spirale. Elégante et menaçante. La ville est attaquée. Et rien ni personne n’y résistera.

Dans le genre kowai manga (manga d’horreur) Jungi Ito excelle. Une imagination débordante nous glace avec des illustrations qui donnent le tourbillon au lecteur. Hypnotisé par cette histoires de courbe il est difficile de s’écarter de la ligne crayonnée de ce mangaka.

Kazuo Umezu, L’école emportée

Kazuo Umezo n’est ni plus ni moins que le Dieu du manga d’horreur. C’est dire l’efficacité avec laquelle il peut nous infliger nos pires malaises.

Avec l’école emportée le mangaka met en scène toute une ribambelle d’enfants très jeunes pour nous dresser un effroyable constat de ce qu’est devenue la société. De ce qu’est devenu l’Homme. Pour Kazuo un homme mauvais est avant tout un enfant mauvais. Et il ne se prive pas dans l’échelle de l’horreur pour nous raidir d’effroi.

L’histoire débute par un événement surnaturel. L’école primaire a été emportée. Déplacée ? Vers où ? Déplacée ou l’entourage de l’établissement s’est volatilisé ? Comment déterminer cette anomalie. Impossible de sortir, de se rendre compte. Aucune visibilité, pas une trace de vie en dehors du périmètre de l’école. Il n’y a plus rien hors de l’école.

Alors dans l’enceinte que reste t-il ? Des enfants. Nombreux et des adultes référents et responsables. Des profs, des administratifs protecteurs pour rassurer les enfants ? Et bien non ! À l’inverse la folie s’empare des esprits des adultes alors que d’autres préféreront le suicide.

Dans cet inextricable chaos les enfants doivent s’organiser pour combattre les quelques adultes restants, pour survivre, pour se donner du temps pour comprendre ce qu’il s’est passé.  Rivalités, haines, crispations, les enfants s’opposent avec une violence inouïe. Cette « guerre des boutons » version gore est terrifiante.

Horreur, angoisse, violence, cruauté ce manga est sombre. Très sombre. Et si cette école avait été projetée dans notre futur ? Très flippant !

 

Claudine Galéa, Rouge Métro

« Attention ce train est terminus, tous les voyageurs descendent de voiture », peut-être…

Prendre un métro est le mode de transport le plus pratique qui soit à Paris et en très proche banlieue. Se déplacer d’un point A vers un point B avec ou sans correspondance. Pour passer le temps du trajet, on s’occupe, on y lit, on y sommeille. Coupé du monde dans les couloirs puis dans les tunnels on s’y sent seul aussi. On s’observe, se dévisage, on écoute les annonces automatisées du haut parleur dont le « méfiez vous des pick pocket » qui provoque le réflexe de mettre sa main contre son portefeuille histoire de vérifier…. Dans cet endroit où règne l’individualisme, on peut perdre toute humanité en devenant indifférent, insensible, « à vot’ bon cœur M’sieurs Dames… », on n’écoute plus.

Ce jour là, Cerise, toute de rouge vêtue, prend son métro. Ce jour là, comme elle aime le faire, elle observe et contrairement à la majorité des voyageurs, ose dévisager les âmes souvent fatiguées, sombres et inquiètes des voyageurs qui l’accompagnent. Ce jour là elle a vu les yeux de cet homme, de ce SDF. Ce jour là, elle a deviné la fureur, la haine. Ce jour là, le rouge sang s’est invité.

Ce roman ose aborder rudement les thèmes du rejet, de l’exclusion, de la misère. Il est terriblement dérangeant et gênant mais il oblige à la réflexion.

 

Brigitte Aubert, Scènes de crimes

Des nouvelles originales, surprenantes, voire flippantes:

Dance floor
Règlement de compte en boîte de nuit sous fond de trafic de drogue.

L’antre
Ou comment échapper à un ogre bipolaire…

O tempura O mores
Le grand succès d’un restaurateur grâce à l’ingrédient secret de ses fameux beignets

Le centre
La triste vie des volailles vue de l’intérieur

L’ascenceur
Une jeune femme qui n’a pas froid aux yeux, même face à un terroriste

Hors forfait
Communication avec l’au-delà, ça capte le portable six  pieds sous terre?!

(G)rave party
La Toussaint, journée des morts, pris au pied de la lettre

Double voie
Voir la mort d’en face

Tueur en série
« Il ne faut pas réveiller le chat qui dort… »

Autant en emporte le vampire
Les vampires aiment aussi lire des histoires d’humains !

Quinze partout
Des ados qui font froid dans le dos…

 

Michel Honaker, Le Commandeur : Le cachot de l’enfer

Les occupants du quartier disciplinaire du pénitencier de Salt Hills ne sont pas des tendres. Et quand le sol semble se dérober sous leurs pieds, la révolte gronde.

Le FBI intervient, le phénomène semble être d’ordre surnaturel, Lamberto Camelli chargé de l’enquête, va alors contacter Ebenezer Graymes, le commandeur, sorte de régulateur du monde magique, initié au commerce avec les démons, les enchantements et la sorcellerie,  qui va s’infiltrer dans la prison en tant que prisonnier pour comprendre ce qui s’y passe.

La prison fait alors appel à un groupe de militaires spécialisés en spéléologie pour descendre voir ce qui se passe dans cette sorte de faille de boue qui empeste la mort ! Mais Camelli rend visite à Graymes pour le prévenir que c’est plus dangereux que prévu car en fait il y a des disparitions depuis plus d’un siècle sur ce terrain, bien avant la construction de la prison sauf que ceci est classé confidentiel, la police le sait mais rien ne doit se savoir.

Un orage monstrueux éclate, la prison est très vite inondée et grâce à Graymes les prisonniers du quartier D peuvent être sauvé. Puis Graymes descend dans les profondeurs pour aider les spéléologues à s’en sortir il rencontre alors IL, « l’habitant » mystérieux et nauséabond de la faille boueuse…

 

Magnus Nordin, La princesse et l’assassin

Dans une ville de suède, un jeune homme qui rentre d’une fête est raccompagné par un homme en voiture, quelques jours plus tard son corps sera retrouvé dans une déchetterie…Voilà la première partie du livre, on passe alors à Nina qui a déménagé une fois de plus, à Norra Soderbro, un quartier de la banlieue de Stockholm, elle est en première. Dans sa nouvelle classe elle est parrainée par Lenita, jeune fille bourgeoise qui contre toute attente semble sincère dans son amitié envers Nina. Nina devient amie également avec un garçon de sa classe, Markus, son voisin. Une série de disparition et de meurtres commencent, quel est le lien avec l’enlèvement  décrit en début de récit ? et pourquoi ces actes coïncident avec l’arrivée de Nina ?

Très bon thriller ! Un début très sombre, puis une mise en place minutieuse et lente des personnages, avec tout de même derrière tout ça une tension, on sait que le mensonge est maître, mais qui ment ?  Puis le récit prend de la vitesse sur les 100 dernières pages, on ne croit plus en aucun des personnages, on se surprend à les soupçonner tous, jusqu’au moment de vérité….

Melvin Burgess, le Visage de sarah // Visage face

Sara a 17 ans. Elle est jolie, physiquement gâtée par la nature. Elle est également passionnément aimée par Mark son petit copain. Pourtant dans sa tête rien ne va vraiment. « en fait, je ne sais rien. Je ne sais pas qui je suis. Je ne sais même pas ce que je suis ». Sara a une obsession : la beauté. Alors sa décision est prise et peu importe ce qu’en diront les autres : car « Pour devenir une œuvre d’art, il faut souffrir. Ça fait partie du deal. »

Elle veut impérativement devenir une vedette, une star. Œuvre d’art, muse, artiste en quête permanente de la perfection et de performance, il est vital pour Sara d’illuminer d’une façon ou d’une autre la planète showbiz. Devenir une reine de la nuit, une faiseuse de mode et de tendance, une pop star à l’image de son icône : le légendaire Jonathon Heat. Star ultime, un être énigmatique, un perfectionniste qui pour plaire à son public a sacrifié son visage au dieu bistouri. Les rumeurs les plus extravagantes circulent sur ce qu’il cache désormais derrière un masque qu’il ne quitte plus et qui enveloppe son visage comme une seconde peau.

Après un nouveau soupçon d’automutilation et d’une brûlure profonde (soi disant accidentelle) marquant le côté de son visage, Sara se retrouve en observation à l’hôpital. Elle y rencontre Jonathon qui dans le cadre de son implication associatif (et parce que c’est bon pour les ventes de disques…) visite les malades.

Fan absolue, Sara porte le masque de son idole. Pour lui, elle accepte de lui montrer la marque de la brûlure. Pour elle, il dévoile ses lambeaux de chairs et se met à nu. « tu me vois tel que je suis, Sara. Et c’est moi qui me suis fait ça. Trop d’opérations, trop de chirurgie… je me suis fait du mal. Je suis devenu horrible, parce que, en moi, je me trouvais horrible. Le monde entier me trouvait beau, et moi je me sentais moche. Voilà ma maladie : la laideur. »

Ces deux papillons de nuit se comprennent d’ailleurs Jonathon dit à Sara « Tu ne crois pas que tu me ressembles ? N’aurait on pas un diable qui nous dit sans cesse qu’on est laids ? ». Sara trouvera alors refuge dans le manoir de Jonathan qui affirme pouvoir faire d’elle la nouvelle star de la scène musicale mondiale… C’est une promesse, elle aura un prix…

Melvin Burgess excelle une fois de plus. Ce type est talentueux, un chirurgien de l’écriture qui tient entre ses doigts un scalpel qui touche systématiquement au but : celui de vous déranger par là où cela fait le plus mal…

Dans ce texte à la construction étrange Melvin Burgess se met en scène. Il nous livre le résultat de l’enquête qu’il a mené suite aux événements que « nous » connaissons tous, à savoir un drame : la disparition de Sara et l’emprisonnement de l’artiste. Il affirme avoir vu et analysé une somme de documents dont le journal intime et filmé de Sara. Et si ce texte est étrange, les protagonistes le sont davantage. Une nouvelle fois l’écriture de Burgess oblige le lecteur à ne pas sombrer dans le manichéisme. Qui est véritablement Sara, que veut-elle ? Quelles sont les intentions réelles de Jonathon ? Qui a raison ? Qui manipule qui ? Où débute la folie ?

Mais le pire est à venir car sitôt ce roman terminé vous aurez une sensation extrêmement douloureuse…. C’est angoissant ! On en parle ?

 

17 décembre 2011

The artist

Filed under: cinéma — Mots-clefs :, , , — Invite @ 11 h 18 min

The Artist :

Un film français de Michel Hazanavicius, avec Jean Dujardin, Bérénice Béjo, John Goodman, James Cromwell et Missi Pyle.

C’est une comédie dramatique d’environ 1h40 produite en 2011.

Hollywood 1927 :

Ce film muet en noir et blanc retrace le parcours d’une star du cinéma muet, Georges Valentin (Jean Dujardin). Mais l’arrivée des films parlants va ruiner sa carrière et faire sombrer son nom dans l’oubli…

Georges va essayer de faire ses propres films muets mais jour après jour, va se rendre compte que les gens veulent du nouveau, et qu’il n’a plus sa place dans le monde du cinéma…

Georges va devoir renoncer à sa femme, sa grande propriété et à beaucoup d’autres choses qui lui tiennent à cœur en s’obstinant à vouloir travailler dans le cinéma muet…

Quant à Peppy Miller (Bérénice Béjo), une jeune figurante, elle va connaître la gloire et la renommée. Elle va tourner dans quelques films muets avec Georges et ils vont tomber amoureux mais la venue du ‘’son’’ dans les films va les séparer et va faire d’elle une femme richissime et extrêmement célèbre…

Ce film nous guide à travers leur rencontre, et met en avant le fait que leur histoire d’amour sera obstruée par l’argent et le cinéma.

 Avis : Ce film est vraiment bien car les acteurs Jean Dujardin et Bérénice Béjo arrivent à s’exprimer sans paroles, juste avec leurs mimiques et leurs gestuelles. C’est une grande nouveauté également et une grande surprise qu’un film muet obtienne autant de succès à notre époque…

A.B

 

 

 

10 décembre 2011

Tintin et le Secret de la Licorne

Filed under: cinéma — Mots-clefs :, , — Invite @ 16 h 32 min

Les Aventures de Tintin : le Secret de la Licorne / Steven Spielberg et Peter Jackson, avec Jamie Bell, Andy Serkis, Daniel Craig. Colombia Pictures, 2011

 

Nous retrouvons le célèbre reporter et son fidèle chien sur grand écran pour une adaptation du Secret de la Licorne.

Dans une brocante, Tintin achète la maquette d’un navire du XVIIe siècle. Ce bateau et ses mystères vont l’entraîner dans des aventures haletantes à travers le monde. Il se lance alors dans une course au trésor avec Milou, le capitaine Haddock et les policiers Dupond et Dupont. Trouvera-t-il le secret que renferme la Licorne ?

Le film a été entièrement tourné en studio avec des caméras numériques ce qui donne un résultat surprenant. On retrouve les personnages presque tels qu’ils ont été dessinés par Hergé mais on peut reconnaître certains acteurs qui ont prêté leurs corps.  Seul Milou a été entièrement créé par ordinateur.

C’est une merveilleuse prouesse signée Spielberg avec de l’action et de l’humour au rendez-vous. L’intrigue est bien respectée et on remarque quelques clins d’œil amusants à d’autres albums de Tintin. Une trilogie est prévue par Steven Spielberg et Peter Jackson après le succès rencontré en Europe et aux États-Unis. Un film à voir et des albums à relire!

Menou

13 janvier 2011

Façons de voir

Filed under: cinéma — Mots-clefs :, , — Marilyne @ 11 h 57 min


Samedi 15 janvier à 15h30 : projection du film «   Adolescents » de Valérie Minetto.

Un échange autour de ce film est proposé en fin de séance dans le cadre de « Façon de voir », un nouveau programme de diffusion cinématographique trimestrielle qui regarde notre société, mis en place par les LesSons Multiples (espace Son/Image de la bibliothèque municipale).

Six histoires courtes situées en province française mettent en scène des adolescents confrontés à leurs doutes, leurs peurs, leurs rêves, leurs fantasmes, et leurs révoltes…

17 novembre 2010

No et moi

Filed under: cinéma — Marilyne @ 15 h 06 min

A noter la sortie aujourd’hui de No et moi de Zabou Breitman, l’adaptation du roman de delphine de Vigan. C’est l’histoire d’une rencontre : celle d’une surdouée de 13 ans, Lou et d’une SDF de 18, No. Du haut de ses 13 ans Lou va tout faire pour tenter d’aider No à se sortir de la rue.  Elles vont vivre des moments qui les changeront pour toujours.  Le roman était juste et  émouvant  : espérons que le film saura retranscrire les émotions du roman! A suivre, donc…..

16 novembre 2010

L’homme qui voulait vivre sa vie

Filed under: cinéma — Mots-clefs :, — Marilyne @ 21 h 04 min

L’adaptation du best-seller de Douglas kennedy était très attendue.

Le roman évoquait le destin d’un homme Ben Bradford, qui subit sa vie en feignant le bonheur jusqu’au jour où il apprend que sa femme le trompe.  Il se rend alors chez l’amant : s’ensuit une discussion houleuse suivie d’une bagarre et, d’un geste malheureux il tue son rival. Ben, pour éviter la prison va alors mettre en scène sa mort afin de fuir et de commencer une nouvelle vie au Canada. Pour ce faire il va aussi devoir usurper l’identité de son rival, un reporter-photographe. Ben est passionné de photos et une fois au Canada va vivre de sa passion. Il va alors découvrir que l’on n’est pas obligé de subir sa vie et il va être heureux pour la première fois de sa vie.

Le film d’Eric Lartigau est assez fidèle au roman même s’il se passe en France et en Serbie et que le héros se nomme Paul Hexben.  Pourtant le film est décevant : Romain Duris (acteur que j’apprécie d’habitude) est poseur et surjoue au point de faire de son personnage un homme dépressif et peu charismatique (contrairement au personnage du roman).  Les longs plans où il regarde la mer la larme à l’œil ne suscitent pas d’émotions. A force de vouloir montrer au spectateur combien il est difficile de faire table rase du passé il rend son personnage insipide.  Cependant, les paysages du film sont magnifiques toutes comme les photos prises par le personnage (agence Magnum).

Malgré ma déception j’irai quand même voir la prochaine adaptation d’un roman de Douglas Kennedy : La poursuite du bonheur (qui est mon préféré avec Quitter le monde!) qui est en projet….

22 avril 2010

Tête de turc

Filed under: cinéma — Mots-clefs :, , , , , , — Marilyne @ 11 h 37 min

Film de Pascal Elbé, en salle depuis le 31 mars avec Pascal Elbé, Rosdhdy Zem et Samir Makhlouf.


Une jeune garçon, Bora, lance du haut d’un toit un cocktail molotov qui explose sur une voiture. dans la voiture se trouve un médecin urgentiste.  Bora, pris de remords sort in extremis le médecin de sa voiture lui sauvant ainsi la vie.  Simon restera quelques jours dans le coma mais s’en sortira indemne. Atom, son frère, policier, n’aura de cesse de retrouver l’agresseur de Simon. Et alors que Simon est entre la vie et la mort, un homme perd sa femme car le médecin urgentiste qu’il a appelé n’est jamais venu…. On se rend alors que l’ acte de Bora va alors avoir de nombreuses conséquences et le cocktail molotov va lier de nombreux destins…

Premier film de Pascal Elbé, Tête de turc est un film coup de poing. L’atmosphère est pesante et la tension est à son maximum tout au long du film  : on sait que les événements vont se précipiter à un moment ou à un autre mais on ne sait pas comment. Ce Film soulève de nombreuses questions sur les banlieues mais aussi sur les relations familiales, l’immigration, la culpabilité et surtout comment nos actes peuvent avoir des conséquences inimaginables…

Cela faisait longtemps qu’un film ne m’avait  pas autant marqué : j’ai mis un moment avant de me remettre de l’histoire, de tous les sentiments qu’ils suscitent…Même Precious dont j’ai parlé il y a peu de temps ne m’a pas fait cet effet… Ce film ouvre sur une réflexion sur notre société actuelle et cela fait du bien. Pour autant, aucun jugement n’est porté sur les actes des protagonistes et c’est ce qui lui donne sa force.

Les personnages sont incarnés par de très bons acteurs qui servent parfaitement ce film en tension… Roschdy Zem et Pascal Elbé sont des habitués des films qui suscitent la réflexion. Je ne saurai que vous conseiller « Indigènes », « Père et Fils » et dans un style plus léger mais sur des questions importantes « Mauvaise foi ».

Vraiment, je vous le conseille!


9 avril 2010

Soul Kitchen/ Fatih AKIN

Filed under: cinéma — Mots-clefs :, , , , — Marilyne @ 18 h 18 min

Sorti le 17 mars 2010, Soul kitchen est l’histoire de Zinos un jeune restaurateur de Hambourg. Il traverse une mauvaise passe : sa copine Nadine est partie s’installer à Shanghai, les clients de son restaurant, le Soul Kitchen, boudent la cuisine gastronomique de son nouveau chef, un talentueux caractériel, et il a des problèmes de dos… Zinos décide alors de rejoindre Nadine en Chine. Pour cela il doit trouver une solution pour Soul Kitchen : c’est à son frère Ilias (en semi-liberté pour avoir fait un braquage), et ses deux serveurs qu’il va confier le restau…

Sur fond de soul et de musiques électroniques, les péripéties de Zinos s’enchaînent : les situations les plus rocambolesques vont se succéder et Zinos va devoir se battre pour récupérer son restaurant.. et son dos entre autres !!!

Ce film de Fatih Akin n’est pas aussi fort que les autres (De l’autre côté ou Head on) mais il n’a pas cette prétention je crois : on passe un très bon moment de cinéma, on rit, on sourit grâce au jeux des acteurs qui sont  excellents ! Les gags sont parfois un peu « gros » et le scénario est somme toute assez attendu mais malgré tout c’est loin d’être un mauvais film et on est pris dans le tourbillon de la vie de Zinos et ses compères….qui vont nous prouver que la solidarité et l’amitié sont des valeurs sûres !!!!

15 mars 2010

Precious

Filed under: cinéma — Mots-clefs :, , , , , , , , — Marilyne @ 16 h 35 min

J’avais envie de vous parler de Precious, un film de Lee Daniel avec Gabourey Sidibe, Paula patton… en salle depuis le 3 mars.

Ce film est une adaptation du roman de Sapphire intitulé Push qui évoque le destin et le combat pour s’en sortir d’une jeune fille de 16 ans, violée depuis des années par son père et dont elle a eu deux enfants.  Precious, parce qu’elle est enceinte d’un deuxième enfant est renvoyée de l’école. Elle va aller dans une école alternative, école dans laquelle elle va rencontrer de jeunes filles en difficulté comme elle mais aussi une prof qui se bat pour que ces jeunes filles s’en sortent. Precious va alors commencer à écrire, à lire, à se battre pour se sortir de la d’où elle vient, pour elle et pour ses enfants.

A lire le résumé je suis sûre que vous vous dites que ce film va être horrible (et que le roman aussi). Il n’en est rien : enfin si … je suis obligée de reconnaître que ni l’un ni l’autre ne sont à se tordre de rire mais il y a une telle force dans le combat de cette fille que son destin devient emblématique.

L’actrice est assez impressionnante : elle parle peu (le film se déroule en voix off) mais tout passe par son visage et la manière de filmer. On est touché par Precious et en colère contre ceux qui devraient l’aider et qui lui font du mal. Gabourey Sidibe est inconnue puisqu’elle n’est pas actrice : elle est allée au casting de Precious à tout hasard, parce qu’elle connaissait le roman, elle a fait sensation et connait aujourd’hui le succès que l’on sait.

Vraiment courez  le voir c’est un très beau film. Mais si je peux me permettre lisez le roman avant car je ne sais pas si on saisit toutes les subtilités des discours tenus dans le film. Mais si vous n’avez pas le temps ou l’envie de le lire : allez le voir malgré tout! (n’oubliez pas vos mouchoirs quand même parce que c’est émouvant…;) )

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