23 avril 2010

Le survivant

Filed under: Romans — Mots-clefs :, , , — Marilyne @ 18 h 49 min

Le survivant/ Jeffry W. Johnston – éd. Thierry Magnier coll. Romans

Chase a besoin d’aide :  il est le seul survivant d’un accident de voiture. Il n’arrive pas à se souvenir de l’accident  ni à comprendre pourquoi il est encore vivant. Cette incompréhension et son incapacité retrouver la mémoire précisément  vont le conduire à tenter de se suicider. Cet acte désespéré duquel il se sortira va augmenter son l’incompréhension de ses parents mais aussi son désir de se reconstruire notamment grâce à sa psychiatre…

C’est sûr qu’à lire le résumé, ça paraît un peu glauque… Je dois avouer qu’il y a plus drôle comme livre mais Chase est un adolescent touchant et sensible que l’on a envie de suivre… C’est Chase qui raconte l’histoire et il nous livre petit à petit des bribes de son passé. La narration offre donc au lecteur des surprises et une tension constante.

Il faut croire que c’est la mode d’écrire des romans sur les accidents de voiture (comme « Un endroit où se cacher » de Joyce Carol Oates) mais ce livre m’a beaucoup plu. Je l’ai trouvé juste dans les sentiments qu’éprouvent les personnages notamment l’évocation de la culpabilité. Sans jamais tomber dans le cliché ou dans la mièvrerie, le texte est sensible et arrive malgré tout à évoquer des sujets difficiles…Je ne peux pas vous en dire plus au risque de révéler les secrets de l’histoire mais sachez qu’il n’ y a aucune difficulté de lecture et que le roman est accessible à mon avis dès 14-15 ans.

11 février 2010

Je m’appelle America

Filed under: Romans — Mots-clefs :, , , , , , — Marilyne @ 18 h 58 min

Je m’appelle America / E.R. Franck

Bayard jeunesse coll. Millézime

Gros coup de cœur pour ce roman réaliste  de E.R. Franck !

C’est une histoire pas comme les autres, l’histoire d’un adolescent cassé dès son plus jeune âge. Abandonné successivement par tous les gens qu’il aimait, il est devenu méchant. C’est lui qui le dit.

Ce roman est un roman réaliste comme il n’y en a pas eu depuis longtemps. On suit  avec intérêt et  empathie le destin de ce jeune garçon brisé dès son plus jeune âge. Le récit est une alternance du monologue intérieur d’America (qui croit être un enfant méchant et a donc tenté de se suicider) et ses séances avec son psychologue qui va tout faire pour qu’America puisse se reconstruire et comprendre que ce qui lui est arrivé n’est en aucun cas sa faute.

On assiste donc à la lente reconstruction d’un enfant brisé et martyrisé.

Roman bouleversant et magnifique : il y avait longtemps qu’un roman ne m’avait pas autant touché.  La relation d’America avec le docteur B est pleine d’espoir et on referme le livre en disant que le docteur est un homme bon et professionnel et qu’il a réussi à aider América. Ce côté « happy end » va peut être énerver certains lecteurs mais le roman est parfois tellement difficile que cela fait du bien de se dire qu’América a commencé a voir le bout du tunnel.

Les éditions Bayard définissent « Je m’appelle America » comme un roman juste, sans concession, qui raconte la lente reconstruction, presque une résurrection, d’un garçon qui a le courage de se replonger dans les méandres de son passé.

Et ils ont bien raison !!!! Courez le lire si vous aimez les romans réalistes!