Zombillénium / Arthur de Pins
Editions Dupuis
1. Gretchen
C’est la crise économique ! Au royaume maléfique des morts aussi. Les affaires périclitent et le parc de loisirs se retrouve même supplanté par Vulcania. Nom de dieu ! oups pardon ! Ne fâchez pas les démons qui veillent sur le parc. Ils sont susceptibles et doivent rendre des comptes aux actionnaires dont quelques uns sont humains (enfin le sont ils vraiment ?).
Au parc, le personnel est fatigué. L’immortalité pèse sur les cartilages des squelettes, les raccords maquillages deviennent plus difficiles pour les zombies, Aton la momie déprime et a le mal de l’Egypte antique et les monstres en plus de ne pas être assez effrayants sont d’assez médiocres acteurs.
Un mortel tombe à pic sur le pare brise de Francis von Bloodt le directeur du parc. Ce suicidaire, pour raisons sentimentales, est alors recruté sur le champ, sans CV ni entretien. Aurélien Zahner devient le nouveau vendeur de barbe à papa. Une sorcière, Gretchen, veille sur ses premiers pas, sur ses premiers coups de griffes aussi.
Zombillénium peut il devenir « le seul parc à thème qui foute vraiment les boules » ?
2. Ressources humaines
Avec sa nouvelle recrue démoniaque, le parc reprend des couleurs. Pourtant hors de son enceinte la colère monte. Avec 25% de taux de chômage les habitant de la région ont de quoi désespérer de ne pouvoir postuler au parc. Une discrimination à l’embauche en somme !
A cela s’ajoutent les soucis du quotidien pour le DRH du parc. Syndicats, revendications, congés, heures de travail, RTT, les employés à mort revendiquent leurs droits car le travail ça tue ! Sans compter la frustration de ne plus pouvoir tuer des vivants, c’est préjudiciable pour l’image du parc et très mauvais pour les affaires. D’où l’urgente nécessité de mettre en place un séminaire sur le « positiverikichnèsse » (ou comment canaliser la pulsion de mort).
Et ce public alors ? Parmi les clients du jour une bien étrange famille avec un adolescent de tout juste 16 ans bien mystérieux. Une future recrue ?
alors Zombillénium ce parc où il fait bon… vivre ?
MDR !! mort de rire ! Âmes sensibles s’abstenir ! Ces 2 albums dénotent dans le ton utilisé ! Humour macabre, humour noir, humour décalé, humour de potache, humour du second, troisième et quatrième degrés, humour tout court. Enfin… on peut rire de tout mais pas avec n’importe qui disait l’autre. Ces 2 albums fourmillent de détails et la lecture est à différents niveaux. Une BD décalée et démoniaque.
(source de l’image flickr/philippeleroye/licence creative commons)
