25 novembre 2014

Le démon des brumes, Luc Blanvillain

Filed under: Romans,Science-fiction — Mots-clés : , , , — angelique @ 10 h 01 min

Le démon des brumes, Luc Blanvillain
Seuil


1013. Un alchimiste qui a beaucoup voyagé pour rapporter le savoir avec lui rentre à Tours, sa ville natale. Lors d’une expérience son cabinet prend feu. Il laisse sa femme, son fils et sa servante périr, sans les sauver. Après avoir pensé se laisser mourir il se sauve finalement. Mais il sait que les villageois ne vont pas l’accueillir, lui le sorcier. Ils n’attendent que ça qu’il périsse dans les flammes de l’enfer. Il se réfugie chez un magicien qui a pactisé avec le diable, il pense qu’il le sauvera car lui-même l’a guéri de la peste 10 ans auparavant. Le magicien le sauve de la mort mais il doit payer pour ne pas avoir aidé sa famille. Il va errer pendant 1000 ans…

2013. Raphaël et Laura forment un jolie couple qui s’aime, avec chacun leur meilleur ami loufoque, Vincent pour Raphaël, Apolline pour Laura. Mais un nouveau venu sème le trouble, il est beau à mourir ! Il est très mystérieux,  étrange, tout ce qu’il faut pour que les filles en tombent folles amoureuses, même Laura ! Mais qui est-il ?

Le prologue est un peu complexe, comme l’alchimiste lui-même on ne comprend pas la malédiction qu’il subit. Une fois que nous sommes dans l’histoire actuelle, en 2013, avec Raphaël et Laura ça devient plus clair.

C’est une histoire de diable, démons, sorcières et sorts qui tient la route. Une dose d’amour en plus et c’est parfait. C’est sympathique comme histoire, un bémol sur ce prologue qui certes installe le suspens mais embrouille aussi ! Les 2 protagonistes sont attachants.

Ça marche !

19 novembre 2014

Club Adopage : samedi 22 novembre

Filed under: Club adopage — Sebastien @ 12 h 40 min

Ahhhhhh l’automne en bibliothèque… Une atmosphère particulière. L’odeur du papier neuf. Couvertures enrubannées . Saison des prix et des salons. Le club ne pouvait passer à côté ! Alors c’est dit et cela sera fait : le club fait son salon. Dans une ambiance feutrée et une lumière tamisée, les incorrigibles incorruptibles jeunes lecteurs d’Adopage échangeront sur les livres les plus attendus et commentés de cette rentrée littéraire. Au moment même ou les pépites du salon du livre de jeunesse sont annoncées nous discuterons ensemble de ceux qui font l’actu ado du moment.

 A cette occasion le club recevra Carole de la librairie « le Roi Lire » qui décernera ses propres coups de cœur de la rentrée. Et l’équipe son et image proposera une sélection ciné digne d’un grand festival !

alors RDv ce samedi 22 novembre à 14h30

12 novembre 2014

L’étranger, Jacques Ferrandez

Filed under: Bandes dessinées — Mots-clés : , , — angelique @ 10 h 23 min

L’étranger, Jacques Ferrandez
(Adaptation d’Albert Camus)
Gallimard

« L’Étranger, c’est l’histoire d’un homme condamné à mort pour n’avoir pas pleuré à l’enterrement de sa mère. » Albert Camus

Le jour où sa mère est morte, Meursault a remarqué qu’il faisait très chaud dans l’autobus qui le menait d’Alger à l’asile de vieillards, et il s’est assoupi. Plus tard, dans la chambre mortuaire, il a apprécié le café que lui offrait le concierge, a eu envie de fumer, a été gêné par la violente lumière des lampes électriques. Et c’est avec une conscience aiguë du soleil qui l’aveugle et le brûle que l’employé de bureau calme et réservé va commettre un acte irréparable.
Camus présente un homme insaisissable amené à commettre un crime et qui assiste, indifférent, à son procès et à sa condamnation à mort.

Une adaptation très fidèle à l’ouvrage, aucun écart dans l’histoire, un dessin très classique. Pour ma part ici l’adaptation graphique n’apporte rien à l’histoire originelle.

Cette bande dessinée est parue en 2013 dans le cadre du centenaire Camus. Ferrandez a également adapté le titre L’hôte, d’Albert Camus, et des titres de Marcel Pagnol.

4 novembre 2014

Peter Pan de Loisel

Filed under: Bandes dessinées — Mots-clés : , — angelique @ 13 h 36 min

Peter Pan de LOISEL

Vents d’Ouest
(Adaptation de J.M Barrie)

Sorte de préquel, « d’un avant » Peter Pan de J-M Barrie. La série de Loisel retrace les aventures de Peter Pan et de son arrivée au pays imaginaire, Neverland.

Peter Pan, le petit garçon qui ne voulait pas grandir, est un personnage très souvent adapté en littérature et au cinéma. C’est ici une très belle adaptation faite Par Loisel. Plus sombre et plus violente que la version originale. Un cycle de 6 tomes, commencé en 1990 et achevé en 2004.

Une autre façon de découvrir ou de re-découvrir Peter Pan.
Loisel est aussi l’auteur d’une autre série célèbre, Magasin général.

 

28 octobre 2014

Reborn de Thierry ROBBERECHT

Filed under: Science-fiction — Mots-clés : , — Sebastien @ 13 h 01 min

Reborn de Thierry ROBBERECHT

Editions Mijade, collection Zone J

Le climat a gagné. La nature a repris ses droits. En l’an 2030, la Terre n’est plus vivable. Que les hommes se consolent car une autre planète est découverte. Semblable en presque tout points avec sa jumelle elle permettrait à l’humanité d’aller polluer ailleurs. En l’an 2064 la planète Reborn a accueilli les rescapés. Entre les premiers migrants et ceux de 2064 un changement radical : Reborn n’est plus accueillante pour une partie de la population candidate à l’exil. Un critère s’est imposé. Désormais il faut payer pour voyager, pour survivre. La société s’est clivée. Le débat sur Reborn à la veille d’élection porte sur les pauvres qu’il faudrait, ou non, absorber. Le jeune héros de ce roman est un « invasif ». Un sans papier qui est entré en infraction sur la planète à bord d’un vaisseau de bric et de broc. Séparé de son oncle et de sa tante qui n’ont pas réussi à s’installer il squatte les rues, les alvéoles, occupe des emplois épuisants et dangereux. Ce clandestin s’est lié d’amitié avec Angèle. Il retrouve cette vieille dame inanimée chez elle. En la sauvant Chuong prend un risque. Celui d’être déporté sur la Terre pour y vivre l’épouvantable.

Un roman de science fiction très efficace ! Dynamique et passionnant qui a cette particularité de se lire vite. A conseiller à tous ceux qui sont quelque fois gavés, fatigués, agacés des séries de SF qui n’en finissent plus ! Des pages et des pages oui ! Mais de l’efficacité aussi…

 à lire en écoutant le disque de Florent Marchet « bamby galaxy » disponible aussi à la bibliothèque.

25 octobre 2014

Un hiver en enfer, Jo WITEK

Filed under: Romans — Mots-clés : , , , — angelique @ 12 h 45 min

Un hiver en enfer, Jo Witek
Actes Sud junior

L’auteur situe le récit dans notre département des Hauts de Seine, à Ville d’Avray. Edward est le fils d’un célèbre architecte et d’une ancienne virtuose du piano. Malheureusement Rose, la maman, ne joue plus. Elle est en dépression depuis la naissance de son fils. Edward est très proche de son père, ils sont très complices et font de nombreuses activités ensemble, à l’opposé des rapports avec sa mère qui sont très difficiles. Autre souci, Edward à l’école est Ed le timbré ou le « strange », à cause de ses tocs développés parce qu’il est le souffre douleur depuis des années d’une bande de « fils à papa ». Malgré un milieu familial aisé et des études dans un lycée privé de haute réputation, pour Edward, du haut de ses 15 ans, la vie est parfois difficile.

Le début du récit commence avec le retour de Rose de la clinique psychiatrique. Elle se dit guérie, mais Edward ne la croit pas, ne la croit plus, il est dur avec elle. Alors que ses parents s’apprêtent à sortir, laissant Edward seul avec Héléna (sa nounou italienne qu’il adore), les échanges de mots vont trop loin entre Edward et sa mère. L’ambiance entre les parents et Edward est alors très tendue. Malheureusement pour Edward, ses parents auront un accident de voiture dans la nuit, seule sa mère survivra. Edward va perdre pieds. Les deux, Edward et Rose devront désormais vivre tous les deux sans le papa qui faisait le lien. Comment vont-ils s’entendre ? Vont-ils s’apprivoiser ou se haïr ? Jusqu’où tout cela va les conduire.

Décidément, elle écrit de bons thrillers Jo Witek ! Une préférence tout de même pour Peur Express qui était plus angoissant. Néanmoins la réussite de celui-ci est de s’attaquer au sujet mère-fils, et de la traiter avec un rapport de haine, ce qui surprend car on est peu habitué de voir cette relation traitée ainsi.

Comme pour Peur express, pour les plus grands!

24 octobre 2014

Frankenstein, Sergio A. Sierra, Meritxell Ribas

Filed under: Bandes dessinées — Mots-clés : , , , — angelique @ 11 h 18 min

Frankenstein, Sergio A. Sierra et Meritxell Ribas (Adaptation de Mary Shelley)
Petit A Petit ,2009

Une remarquable adaptation du mythe de Frankenstein, l’histoire reste la même mais ce qui est très réussi c’est qu’il y a très peu de bulles, tout est dans le dessin qui suffit à l’histoire. Très beau graphisme sombre et romantique, de la gravure sur fond noir.

Magnifique BD, à lire absolument!!

 

21 octobre 2014

Zombie Ball de Paolo BACIGALUPI

Filed under: Science-fiction — Mots-clés : , — Sebastien @ 13 h 04 min

Zombie Ball de Paolo BACIGALUPI

Au Diable Vauvert

Se retrouver devant un prof qui tente, sans la moindre pédagogie, de bouffer le cerveau de ses élèves est une situation bien inédite. Après les vaches folles, le prof fou et d’autres énergumènes plus ou moins morts empêchent le petit monde d’une bien petite ville de bien tourner en rond. Tout avait pourtant assez convenablement commencé pour Rabi et ses deux amis Miguel et Jo. Mais après une partie de base ball qui dégénère, une famille renvoyée au Mexique et l’apparition de drôles de loustics curieusement vêtus qui traquent les vaches de l’abattoir (premier employeur du coin) il n’y a pas à dire : cette journée part en vrille. Pour les trois amis il est urgent d’agir car l’épidémie progresse. Pas assez persuasifs avec la police ils n’ont pas d’autres choix que de capturer une vache ou a défaut une tête de vache toujours morte-vivante pour prouver que la communauté court un grave danger. Le temps presse car les premiers burgers composés de hachis de zombis sont sur les lignes de production.

Dans le genre, très à la mode, d’« histoires de zomb » il est urgent de se ruer cornes baissées vers cet excellent roman destinés aux grands ados. C’est hilarant, décalé et nerveux. Le rythme est trépidant et les personnages sont très attachants et forts. Et ne pensez surtout pas que ce livre n’est qu’une immense potacherie rocambolesque. Loin de la, l’auteur y évoque la malbouffe, l’immigration, le racisme et les rapports entre ados. Et oui ! Tout ça. Y figureraient aussi les règles du base ball… Bon là moi j’ai toujours pas compris… En revanche ce que j’ai retenu c’est la technique efficace du coup de batte sur la vache zombie. Géant ! Alors, frappeurs, à vos battes !

 

 

16 octobre 2014

La zone, Tome 1: la sentinelle. Eric Stalner

Filed under: Bandes dessinées — Mots-clés : , , , — angelique @ 10 h 20 min

2019. 95% de la population britannique disparaît.
2067, un village de l’ancienne Angleterre. La mort de l’ancien monde est due à l’orgueil des hommes et de leurs connaissances qu’ils croyaient au-dessus des lois de la nature et de Dieu. Mais ces dernières ont repris leurs droits et les habitants ont banni le savoir profane. Tous, sauf un, Lawrence, qui vit à l’écart de la communauté et qui est le seul à ne pas craindre la colère divine annoncée par le prêtre du village, le seul à ne pas rejeter les connaissances du passé. Lawrence est aussi le seul qui possède une bibliothèque, ainsi qu’une carte de l’ancienne Angleterre. Carte qui lui permettra de tenter l’impossible affronter le monde extérieur et enfin sortir de la Zone. Et si ce futur devenait le nôtre ?

Une bande dessinée classique dans le dessin, intéressante pour le scénario  « catastrophe fin du monde ». Pas mal de parallèles, on pense à Fahrenheit 451 de Bradbury pour la destruction des livres, ou encore la Brigade de l’œil de Guillaume Guéraud. Niveau cinéma on pense au film Les fils de l’homme où les humains ne procréent plus.

Une bonne série BD

14 octobre 2014

Une planète dans la tête, Sally Gardner

Filed under: Romans,Science-fiction — Mots-clés : , , , , , — angelique @ 13 h 08 min

Une planète dans la tête, Sally Gardner
Gallimard jeunesse

1956, Standish Treadwelll vit avec son Papou depuis que ses parents ont été emmenés. Il est dyslexique et subit la violence de Hans Fielder (parfait citoyen de la Patrie) et des professeurs de l’école. Il fait l’idiot pour se protéger. Avec son grand-père ils usent de ruses pour tromper les policiers de la patrie qui patrouillent le soir pour les surveiller. Ils ont, grâce à des tunnels, des caves, des passages une vie autre le soir et la nuit. Ils ont même un potager dans cette zone 7 où il n’y a plus rien puisqu’on y a confiné les rebuts de la Patrie. La vie de Standish va devenir plus belle avec l’arrivée d’Hector le fils des nouveaux voisins, il va être défendu à l’école, va pouvoir jouer au ballon mais cela créera de graves problèmes.

Un livre bouleversant, violent car les professeurs tuent les élèves par les coups, les « mouches à merde » policiers de la patrie sont comparables aux nazis. Standish, avec son prénom compliqué, et son langage particulier est très attachant, touchant. Pas facile de parler de ce livre, il y a tellement ce choses dans l’histoire.

L’auteure fait ici un parallèle avec le documentaire de Willima Karel, Opération lune passé sur Arte en 2002 sur la conquête spatiale. C’est un documenteur, il prouve par son documentaire que les américains ne sont pas allées sur la lune en 1969, mais que tout était un montage de la Nasa.

Un livre qui se lit très vite avec son découpage en 100 chapitres, une construction très aérée. Derrière un récit satyrique, violent et en même temps plein d’espoir, beaucoup d’amour et un hommage au rêve.

Un ÉNORME coup de cœur pour ce livre!

Il a reçu le Grand prix de l’imaginaire 2014 (catégorie Roman jeunesse étranger).

Older Posts »